Concert Nosfell + Gunwood à Chaville le 27 janvier 2018

Zoom sur l'artiste

Plus d'infos sur le concert Nosfell + Gunwood à Chaville

MJC De La Vallée présente (1-1087118, 2-1087119, 3-1087120) ce concert.

NOSFELL

Nosfell", avec deux "L", comme l'oiseau...

Un oiseau de nuit, mais pas de l'espèce que l'on a coutume de croiser dans les rues de nos villes jusqu'au lever du soleil. Si le sommeil le déserte souvent c'est pour mieux lui rappeler d'où il vient, et lui donner envie de transformer l'idée la plus infime en un rêve éblouissant.

"Mon moi diurne est celui qui refoule celui que je suis sur scène. Mon moi nocturne est celui qui tente de les réconcilier..."

Derrière cette curieuse affirmation se cache toute la profondeur, tout le paradoxe, et toute la richesse d'un artiste dont les blessures intimes forment le terreau d'une création sans compromis.

Enfant, Nosfell se construit dans un univers où violence et fantasmatique se côtoient. C'est son père, personnage tourmenté et haut en couleurs, qui pose les bases d'un langage inventé, que l'on retrouve éparpillé dans l'oeuvre du chanteur prolifique.

Nosfell pratique dès lors la notation des rêves. Pour lui "ils sont une essence dont les réserves sont inépuisables."

L'expression du rêve navigue dans l'étendue de sa voix, aussi extensible que les voies du sommeil paradoxal; aussi profonde que le maelström des fièvres nocturnes.

GUNWOOD

Les premières bios de Neil Young ou The Black Keys envoyées aux journalistes ont dû commencer comme celle de Gunwood : « Ils aimaient tellement la musique qu'il fallait qu'ils en fissent ».

Gunnar Ellwanger (Guitares, voix lead), Joao Francisco « Jeff » Preto (Basse, harmonica, banjo, percussions, voix) et David Jarry Lacombe (Batterie ET claviers, voix) peuvent parler et vibrer musique pendant des heures. Des Gladiators aux Dubliners en passant par Leonard Cohen tout est prétexte à des joutes musicales sans fin.

Ces trois gars-là, loin de toute nostalgie, sont nés à la bonne époque puisque le son des années 90 est passé sur leurs racines et si bluegrass, folk ou blues constituent la base de leurs influences, ils ne sont pas privés d'écouter Rage Against the Machine ou Radiohead.

Comme les rencontrer constitue une véritable révision de cinquante années de musique, on se tournera à un moment inévitablement vers les dames et si Joan Baez ou Janis Joplin ont leurs places dans leurs coeurs, c'est vers Feist que se tourne leur admiration.

Ce premier album, « Traveling Soul », réalisé essentiellement par Gunnar et enregistré au studio Ferber en plein mois d'août, donne un sourire immédiat. Les images affluent, on y devine beaucoup de paysages rêvés et de soleil ; on y trouve aussi de belles valeurs simples et humanistes, comme dans le morceau d'ouverture « Traveling Soul » qui parle du « voyage, d'une quête de soi-même sans fin, de la recherche interminable d'une vérité, d'un bonheur perdu qu'on ne retrouve jamais » . Les guitares sonnent toujours juste, la rythmique est toujours de bon goût, la diversité de cet album est imparable, du plus stonien « I Wanna Betray Myself » au nerveux « Daydreams », ou aux plus tendres « More » et « Tales », cet album fait voyager dans les musiques qu'ils aiment.

De ce magma cohérent de leur culture musicale un nom émerge, celui de Neil Young... Plus celui de « Rockin' in the Free World » que celui de « Harvest ». Et quand on leur demande quel serait leur rêve absolu, après un silence réglementaire fuse la réponse : « Que Neil Young reprenne un jour un titre de Gunwood ». Joli challenge, les gars. On va vous y aider.

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