Exposition Visite Libre De La Collection De Céramiques à Bourg la Reine du 16 au 17 septembre 2017

Du

16 samedi septembre 2017

au

17 dimanche septembre 2017

10h00 • 14h00

Villa Saint-cyr : La Collection Des Céramiques (25, Boulevard Carnot)

Plus d'infos sur l'exposition Visite Libre De La Collection De Céramiques à Bourg la Reine

L'exposition Visite Libre De La Collection De Céramiques a lieu au dans le cadre des Journées du patrimoine Bourg la Reine 2017.

Faïencier né à Bourg-la-Reine le 28 août 1826 de Louis-François Laurin et de Louise-Sophie Mony, François Laurin est le petit-fils du céramiste François Guillaume Mony, successeur de Poussin dans sa faïencerie de La Madeleine, située coin de la rue de la Trémière (actuelle rue Jean-Roger Thorelle) au niveau de notre 39 avenue du Général Leclerc. C'est dans cet atelier appartenant à son grand-père, qu'il relance avec Emile Lessore, en 1856, les faïenceries artistiques, faisant de cette manufacture le rendez-vous des artistes en vogue.

Il y produit des faïences inspirées de modèles et de majoliques anciennes, des vases et des plats décorés sur cru au grand feu.

En 1871, aux côtés d'Ernest Chaplet qui l'a rejoint, ils mettent au point une nouvelle technique dite de la barbotine sur terre cuite qui permet de peindre sur la pâte crue comme sur une toile. Un procédé que la Manufacture de Sèvres avait déjà développé pour décorer la porcelaine et qu'ils adaptent donc à la faïence. La barbotine, pâte fluide qu'ils utilisent pour le collage entre elles des parties d'une céramique avant cuisson (anses, becs...), leur permet des décors naturalistes très élaborés et en relief sur des céramiques d'inspiration impressionniste.

Laurin mettra cette invention en exergue dans de nombreuses expositions internationales et connaîtra un grand succès dans le dernier quart du XIXe siècle. En parallèle, il participe très activement à la vie de sa Commune en qualité de Conseiller municipal puis de Maire adjoint, de 1847 à 1896\. De cette période, on lui doit en particulier les premières armoiries de la Ville.

Il décore également de nombreuses façades de maisons réginaburgiennes et dote l'église Saint-Gilles de l'une de ses oeuvres : un tableau, fait de carreaux de faïence, représentant La Vierge et l'Enfant.

Il habite au 2 de la rue André Theuriet, à l'angle de cette rue et de celle qui porte aujourd'hui son nom. Certaines pièces de cette maison sont encore décorées de corniches et de motifs en faïence d'origine.

Il décèdera le 19 mai 1901 à son domicile et sera inhumé dans le cimetière de Bourg-la-Reine où il repose toujours.